Notre alimentation agit sur notre cerveau

Nous sommes dans une société où nous sommes entourés de malbouffe, il est difficile d’y échapper et d’y résister. Comment le cerveau réagit à cela ?

Il apparait d’après certaines études qu’une consommation excessive de sucre et de gras reprogramme notre cerveau, notre façon de penser et de réagir.

Avant la naissance

Le cerveau du bébé se construit pendant la grossesse.

Son fonctionnement après la naissance et au cours de la vie, dépendra donc de l’alimentation de la maman à ce moment-là.

Felice JACKA (professeure Université de Melbourne-spécialiste du lien entre nutrition et cerveau) a examiné le comportement de milliers d’enfants après avoir étudié les habitudes alimentaires de leurs mères pendant la grossesse. Cette étude norvégienne incluait 23 000 femmes enceintes.

Une partie des femmes enceintes s’alimentaient de fast food/de nourriture transformée et une autre partie d’une alimentation saine riche en nutriment et en fibre.

Les comportements des enfants ont été observé pendant les 5 premières années de leur vie.

Il s’est avéré que les enfants dont la maman n’a pas eu une alimentation saine pendant la grossesse Première sont plus susceptibles d’être agressifs et capricieux.

Au cours de la vie

Les enfants nourris à la malbouffe génèrent plus de comportements colériques, sont plus tristes, plus anxieux et font plus de cauchemars.

Plusieurs études confirment que la façon de manger influe sur nos émotions et notre comportement.

Ne manger que de la junk-food conduit à avoir des carences alimentaires, et en particulier un manque d’Omega 3.

Le cerveau a besoin d’Omega 3 pour fonctionner vu que notre matière grise est composée à 90% de graisses que le cerveau ne sait pas fabriquer. On doit donc lui apporter par la nourriture (poissons gras, abats, huiles végétales, oléagineux en sont les principales sources – mais on en consomme moins de nos jours).

Sans oméga 3 les neurones ne communiquent pas bien entre eux, la consommation d’omega 3 facilite la connexion des neurones et donc favorise le bon fonctionnement du cerveau.

Attention à avoir un apport suffisant surtout pendant les périodes développementales, l’adolescence et le vieillissement.

Lien entre violence et qualité de l’alimentation ?

Dr AP ZAALBERG (Dr psychologie, spécialité nutrition et criminalité) a mené une étude en prison en observant 221 détenus volontaires aux Pays Bas.

Une partie de ces détenus ont reçu pendant 3 mois des suppléments de vitamines, minéraux et acides gras dans leur repas…le nombre d’incidents violents a été réduit d’1/3, le nombre de placements à l’isolement a considérablement diminué, et les surveillants ont constaté un changement de comportement chez ces détenus dont l’alimentation a été améliorée.

D’autres études arrivent à la même conclusion.

La malbouffe

(Recherche à l’Université Sidney)

Une Etude a consisté à donner à des rats une nourriture pas chère et transformée des supermarchés.

Résultats :

  1. Le rat double ses rations journalières (il n’est jamais rassasié)
  2. Troubles de la mémoire (interfèrence avec l’hippocampe – partie du cerveau indispensable à l’apprentissage et à la consolidation des souvenirs)

Chez l’homme une alimentation trop riche interfère aussi avec l’hippocampe (4 jours de régime à base de malbouffe suffisent pour altérer les fonctions cognitives qui dépendent de l’hippocampe).

En conclusion

Même si la tentation est partout et qu’il est difficile d’y résister, on a la preuve scientifique que la malbouffe influe sur notre cerveau. Il est donc important de varier au maximum ses apports nutritionnels et de s’orienter vers des aliments bons pour notre corps. Limitons l’usage des aliments transformés au strict minimum et notre corps mais surtout notre cerveau nous remerciera!

Source pour écrire cet article : « comment notre alimentation influence notre santé mentale » – ARTE

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